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Les tumeurs intra-crâniennes


Sous ce terme on entend ici toutes les tumeurs qui se développent à l'intérieur de la boite crânienne.

Dans cette boite crânienne se trouvent le cerveau, les méninges, l’hypophyse, l’épiphyse. Les tissus composant ces différents organes peuvent être tous à l’origine de tumeurs. Les tumeurs sont classées selon les caractéristiques de cellules qui les composent.

Classification histologiques des tumeurs intra-crâniennes


L'origine de ces tumeurs peut être:
le tissu interstitiel cérébral (tissu glial) proprement dit et, selon le type de cellules trouvées au microscope, on les appelle: astrocytome, oligodendrogliome, glioblastome, etc.
les enveloppes du cerveau (méninges) et on les appelle des méningiomes
l'hypophyse; ce sont les adénomes hypophysaires.
les nerfs crâniens: la plus fréquente est le schwannome de l'acoustique.
d'origine extra-crâniennes: les métastases.

Fréquence relatives des différentes tumeurs intra-crâniennes


Type de tumeur Fréquence
Tumeurs neurogliales (astrocytome, oligodendrogliome, etc.) 40%
Tumeurs métastatiques 35%
Méningiomes et apparentés 10%
Tumeurs de l'hypophyse 5%
Tumeur des nerfs crâniens 3%
Lymphome et apparentés 2%
Autres 5%

Illustrations


  • Astrocytome de grade 3.

    précédent | suivant .   IRM: coupe axiale, pondération T2.
    1, Lobe frontal. 2, Scissure latéral (scissure de Sylvius). 3, Lobe temporal. 4, Ventricule latéral. 5, Sinus droit. 6, Sinus sagittal supérieur. Flèche, Astrocytome de grade 3.

  • Oligodendrogliome

    précédent | suivant
    IRM du cerveau, coupe coronale T2.
    1, Lobe temporal droit. 2, Ventricule latéral. Flèche, Masse hétérogène infiltrant la partie antérieure des deux lobes frontaux et le corps calleux. Il existe des changements kystiques dans la tumeur et un effet de masse sur le système ventriculaire.

  • Métastases cérébrales d'un cancer du poumon

    précédent | suivant
    IRM cérébrale (Coupe sagittale, pondération T1 et après injection i.v. de contraste). M, Métastase. 1, Pôle frontal. 2, Pôle occipital. 3, Cervelet.

  • Adénome de l'hypophyse

    précédent | suivant
    IRM du cerveau. Coupe sagittale. Pondération T1, après injection iv. de gadolinium. 1, sinus sphénoïdal. 2, Pôle frontal. 3, Corps calleux. 4, IVéme ventricule. 5, Cervelet. 6, Pons. Flèche, Macroadénome de l'hypophye.

  • Schwannome de l'acoustique.

    précédent | suivant
    Coupe axiale pondération T1, après injection i.v. de chélates de gadolinium. 1, Septum nasal. 2, Sinus maxillaire droit. 3, Pons. 4, Cervelet. 5, Sinus tranverse. Flèche, Schwannome vestibulaire.

  • Méningiome.

    Précédent | Prochain   IRM cérébrale, coupe sagittale, T1 après gadolinium.
    1, Sinus maxillaire. 2, Globe oculaire. 3, Pôle frontal. 4, Cervelet. 5, Pôle occipital. Flèche rouge, Méningiome. Flèche jaune Queue durale.

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Classification des astrocytomes

Les astrocytomes sont également classifiés selon le degré de malignité. Cette classification repose sur des critères observés lors de l'examen microscopique de la lésion (biopsie, pièce opératoire) comme une cellularité élevée, la présence de cellules de taille variable avec des noyaux atypiques, un index mitotique élevé, une prolifération endothéliale et de la nécrose.

La classification de l'OMS comprend 4 niveaux : le grade I est le moins malin ; le IV est le plus malin.
Une tumeur de grade I (ex.: astrocytome pylocitique) est une tumeur de croissance lente. Ce type de tumeur n'envahit en principe pas le tissu de voisinage et le pronostic est généralement bon.
Les tumeurs de grade II (ex. : astrocytome) peuvent envahir le tissue de voisinage et elles peuvent récidiver sous forme d'une tumeur de grade II ou III.
Les tumeurs de grade III (ex. : astrocytome anaplasique) ont un fort potentiel de récidive local et la récidive est généralement de grade IV.
Les tumeurs de grade IV (ex. : glioblastome multiforme) ont un taux de croissance rapide et des plages de nécrose sont visibles à l'examen microscopique.

Remarques importantes

Le choix du traitement est décidé en fonction du type histologique de la tumeur cérébrale et de ses caractéristiques. Ce choix repose donc sur l'examen microscopique du tissu tumoral (et non sur l'apparence radiologique de la tumeur).

Note: évidemment, cette règle souffre de multiples exceptions puisqu’il n’est pas toujours possible de réaliser des biopsies en raison des risques encourus par le patient (exemple: présence de centres vitaux au niveau du tronc cérébral).

Bibliographie:

AG Osborn, SI Blaser, KL Salzman. Diagnostic Imaging: Brain. 1st ed. Salt Lake City. Amirsys. 2004.
Scott W. Atlas. Magnetic Resonance Imaging of the Brain and Spine. 3rd Ed edition. Lippincott Williams & Wilkins. 2001.
AG Osborn. Diagnostic neuroradiology. Mosby. St Louis, 1994.
Robbins SL, Cotran SL. Pathologic Basis of Disease. 4th ed. WB Saunders. 1989.