Produits de contrastes iodés (ioniques, non-ioniques) utilisés par voie intraveineuse en tomodensitométrie
L'injection intraveineuse de produit de contraste iodé permet d'opacifier les vaisseaux et les organes. Il est alors possible de détecter les lésions vasculaires. La différence d'opacification entre le parenchyme malade d'un organe et son parenchyme sain explique la détection des lésions et l'utilité de l'injection du produit de contraste lors d'un examen tomodensitométrique.
Tous les agents de contraste iodés hydrosolubles sont construits à partir d'un noyau de benzène auquel sont attachés 3 atomes d'iode. Lorsque l'agent de contraste n'est composé que d'un noyau de benzène, on l'appelle monomère; de deux noyaux de benzène, c'est un dimère.
Lors de leurs dissolutions, les produits de contraste ioniques se scindent en deux particules chargées électriquement, l'anion étant porteur des atomes d'iode. Il y aura 3 atomes d'iode pour 2 particules (anion, cation). Pour un monomère ionique, le rapport iode/particule est de 3/2.
Pour un dimère ionique (deux noyaux de benzène), le rapport iode/particule sera de 6/ 2 (donc de 3/1).
A l'inverse, les agents non-ioniques restent stables lors de leur dissolution. Il n'y aura que 3 atomes d'iode pour 1 particule et le rapport iode/particule sera de 3/1.
L'osmolalité d'un produit de contraste est caractérisée par le nombre de particules présentes dans le sang. Des monomères non-ioniques ainsi que des dimères non-ioniques ou ioniques constituent la classe des produits de contraste de basse osmolalité. Les monomères ioniques sont des produits de contraste de haute osmolalité
Certains des effets toxiques des produits de contraste iodés sont vraisemblablement expliqués par leur osmolalité haute et c'est pour cette raison que les industriels cherchent à synthétiser des produits dont l'osmolalité est la plus proche de celle du sang.
Selon la littérature médicale récente, les produits de contraste de basse osmolalité non-ioniques ont moins d'effets indésirables que les ioniques. En raison du coût élevé de ces produits ioniques, les premières recommandations (2001) de l'American College of Radiology réservaient leur utilisation pour des groupes à risque (asthme, insuffisance cardiaque, etc.) et ... pour tout patient recevant son produit de contraste par un injecteur mécanique (lettre V-h). Depuis, l'utilisation des non-ioniques pour les examens tomodensitométriques s'est largement démocratisé.
Bibliographie :
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